BANQUES ET MONNAIE, PARTIE V
lundi 13 août 2012, par

Dans cette partie, armés de ce que nous avons appris jusqu’ici, nous allons analyser à fond des exemples caractéristiques. > > Sauf mention contraire, je garantis l’authenticité des exemples. J’en possède les dossier complets, donc je dégage toute responsabilité du webmestre, étant prêt à me substituer à lui pour toutes conséquences de la publication sur la Toile de mes informations.
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> EXEMPLE 1
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> Un couple, lui, chauffeur de PL subitement devenu invalide par cancer à 39 ans, elle, concierge ballotée d’immeuble en chômage et de chômage en immeuble. L’invalidité précipita la famille dans la pauvreté-précarité.
> Vite étranglé financièrement, le couple se laissa tenter par une publicité de prêt d’argent sans formalités ; il crut pourvoir ’’repartir du bon pied’’ à condition d’une perfusion immédiate pour remettre le budget à jour.
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> La société financière C......A s’empressa de répondre à ce S.O.S. Un gentil ’’conseiller financier’’ les reçut à bras ouverts. Le couple demandait 25000 francs. Le conseiller proposa bien plus et regretta d’essuyer un refus.
> Le contrat fut signé rapidement. Je l’ai sous les yeux. Il s’agissait d’un ’’prêt personnel’’ amortissable remboursable par échéances constantes sur 60 mois. Je lis, dans l’encadré en haut à gauche, sous le titre : ’’Votre prêt personnel’’ :
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> Taux effectif global (TEG) de 16,8%.
> Assurance facultative : 0,17% par mois des capitaux restant dûs en fin de mois.
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> Mensualité pour l’assurance : 27,28 francs
> Mensualité sans assurance : 618,63 francs
> Mensualité totale avec assurance : 645,91 francs.
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> En bas de page, un encadré intitulé ’’Assurance’’ où l’emprunteur déclare être en bonne santé et où le prêteur précise que la société d’assurance est le tandem ’’EURAVIE’’+’’’NEW HAMPSHIRE INSURANCE COMPANY’’, dont le siège social est à Londres.
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> Précision ultime : le couple, inquiet de la santé de Monsieur, informa loyalement le conseiller du cancer récemment opéré. Ce dernier répondit d’une part que Monsieur ayant été opéré, il pouvait déclarer être en bonne santé, et d’autre part, qu’il était d’autant plus urgent de souscrire l’assurance, et qu’en cas de pépin, tout se passerait bien. Or en lisant les minuscules caractères au verso, il était bien indiqué qu’en cas de fausse déclaration, l’assurance ne devait aucune indemnité.....
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> Mes commentaires sur cet exemple 1
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> J’expliquerai plus loin comment on calcule les mensualités à partir du taux, il y a une formule mathématique que voici : soit un emprunt amortissable d’un capital C au taux fixe annuel de i, remboursable sur n mois. On rembourse par échéances constantes fixes et non révisables.
> Désignons par t le taux d’intérêts mensuel qui correspond à i annuel. Alors la mensualité R est donnée par :
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> (1) R=(t (1+t)^n / ((1+t)^n-1) C
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> On vérifie que la mensualité 618,63 francs correspond pile poil au taux mensuel de t = 0,014 = 1,4%. Ce taux mensuel, d’après ce que nous avons appris dans les parties III et IV, correspond au taux annuel i donné par la formule :
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> i= (1+0,014)^(12)-1 = (1,014)^(12)-1 = 0,1816,autrement dit le taux annuel véritable qui est appliqué aux emprunteurs n’est pas 16,8% mais 18,16%.
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> Il ne s’agit pas d’une erreur ! en effet, que constate-t-on ? que 0,014 multiplié par 12 égale très exactement 0,168. Autrement dit, pour déterminer le taux mensuel et donc le montant des échéances des emprunteurs, les prêteurs ont carrément divisé par 12 le taux prétendument ’’effectif global’’ annoncé dans le contrat.
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> Le calcul du véritable R qui était dû par les emprunteurs, refait avec le bon taux mensuel correspondant à 16,8% annuel, aurait donné 1,30 % de taux mensuel, qui aurait conduit à des échéances de 603,05 francs et non pas 618,45 francs.
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> Dans la mesure où le prêteur a qualifié de ’’TEG’’ (= ’’Taux effectif global ’’), le taux appliqué, sa détermination du montant des échéances hors assurance est une véritable escroquerie, qui soutire aux emprunteurs la somme nominale indue 15,40 multiplié par 60 = 924 francs.
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> Maintenant, occupons-nous de l’assurance. Deux remarques qui accablent le prêteur :
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> 1) C’est sciemment que le prêteur a fait souscrire l’assurance aux emprunteurs en sachant la mauvaise santé du Monsieur. Donc le risque assuré était zéro, puisque contractuellement, l’état de santé de l’emprunteur l’excluait de toute indemnisation en cas de pépin. Il convient donc de rajouter le coût de l’assurance au taux d’intérêts réel supporté par l’emprunteur.
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>
> 2) L’assurance ne doit pas être imposée par le prêteur. Or en l’espèce, le prêteur l’a imposée aux emprunteurs. L’adresse de la compagnie d’assurances fournie par le prêteur est celle d’une succursale parisienne d’une société dont le siège est à Londres. En cas de pépin, la succursale parisienne se borne à communiquer le dossier à Londres. Vachement commode pour des emprunteurs de la classe prolétaire française qui ne connaissent pas un mot d’anglais ! on voit d’ici le dialogue ! et en cas de désaccord, nos prolétaires seront priés de constituer avocat à Londres, etc. Vu ?
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> 3) L’essence même des prêts amortissables est de calculer à chaque échéance les intérêts sur le capital restant dû. Donc les 0,17 % mensuels demandés par l’assureur, puisqu’ils n’assurent qu’un risque zéro dans notre cas, doivent être rajoutés au taux mensuel appliqué de 1,4%. Le vrai taux mensuel supporté par les emprunteurs est donc 1,4 % + 0,17 % = 1,57 %. ce qui porte le vrai taux annuel à i’ donné par :
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> i’=(1+0,0157)^(12)-1 = (1,0157)^(12) - 1 = 0,2050 donc le vrai taux annuel est 20,50 %. Pour mémoire, rappelons qu’un capital qui augmente de 20,5% par an se multiplie par 6,45 tous les dix ans, et donc par 41,66 tous les vingt ans.....
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> 4) Le taux de 20,5 % annuels avoisine le plafond autorisé du taux de l’usure légale permis pour ce type de crédits.
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> 5) Le taux de 0,17 % mensuels des capitaux restant dû mensuels pour une assurance sur des personnes entre 35 et 45 ans correspond à 2,06 % par an ce qui est (d’après les tables de mortalité de la nation) environ 7 fois trop cher. Cela signifie qu’avec un prix sept fois moindre, et en supposant que le risque soit effectif (ce qui n’est pas le cas dans notre exemple), l’assurance ne serait pas perdante. Donc le tarif appliqué par l’assureur est une seconde escroquerie du contrat.
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> 6) Le prêteur gagne 27,28 francs par mois de plus grâce à cette assurance. Donc il soutire aux emprunteurs la somme indue 27,28 multiplié par 60 égale 1636,80 francs.
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> Au total, entre l’erreur sur le taux d’intérêts et l’assurance frauduleuse, le prêteur soutire
>
> 924 + 1636,80 = 2560,80
>
> francs de plus que ce qu’il aurait dû payer si le taux de 16,8 % annuels, annoncé dans le contrat, avait été honnêtement appliqué. Or ce taux de 16,8% était déjà honteusement cher. Si, par exemple, l’emprunteur s’était vu appliquer un taux vrai annuel de 8% (ce qui, vu l’inflation entre 1987 et 1992, aurait assuré de larges bénéfices au prêteur), pour la même durée de 60 mois avec des échéances mensuelles constantes fixes et non révisables, ses mensualités auraient été de 503,58 francs. Gain sur 60 mois pour l’emprunteur : 142,33 multiplié par 60 égale 8539,80 francs.
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> Fin de l’exemple 1.
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> EXEMPLE 2
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> (cet exemple est en euros)
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> Une autre de mes connaissances avait souscrit début 2007, auprès d’un organisme financier pseudopode d’un ’’grand magasin’’, un petit crédit ’’revolving’’ (nous parlerons plus loin de ces crédits-là). En fait, il s’était laissé tenter par une tapageuse publicité en y faisant des courses. Mille euros tout de suite, sans formalités, pour 30 euros mensuels sur quatre ans, à première vue ça ne se refuse pas, non ? cet homme n’avait lu aucun des textes en petits caractères et avait souscrit. En moins d’une heure, l’affaire était faite, et tout le monde était content, les mille euros étaient là, dans son porte-monnaie, en espèces ! le rêve ! Si j’en parle ici avant d’avoir étudié de près le revolving, c’est parce que notre homme a utilisé ce prêt comme un prêt amortissable classique. C’est-à-dire qu’il payait ponctuellement ses mensualités sans jamais ’’renouveler’’ son crédit, i.e. sans jamais remettre sur son compte revolving des remboursements autres que ses mensualités minimales prévues au contrat. Ces mensualités étaient donc de 30 euros.
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> L’emprunteur mit quelques mois à réaliser que quatre ans pour mille euros, c’est un peu long. Ca fait rembourser au total 1440 euros. Parvenu au trentième mois, il commença à s’impatienter. Mais il reçut une lettre providentielle du prêteur qui lui annonçait une ’’bonne nouvelle’’ : vu, disait la lettre, le sérieux du client, par sa ponctualité dans les remboursements, la ’’direction générale’’ s’était réunie et mise d’accord pour passer ses mensualités à 10 euros au lieu de 30. Ce dont l’emprunteur avait été flatté....
>
> Statutairement, le crédit revolving est toujours à taux variable. Dans les caractères microscopiques des contrats, c’est toujours spécifié, et il est précisé d’une part que la durée des remboursements ne peut être donnée à l’avance, et d’autre part que le montant de la mensualité minimale peut varier en fonction du capital restant dû. Ce taux est variable pour pouvoir coller au plus près au plafond autorisé de l’usure dans ce type, de crédits. Ce plafond oscille entre 21% l’an et 21,8% l’an. Dès qu’il varie de 0,5% l’an, le prêteur change son taux pour le talonner à moins de 0,2% l’an. C’est dire que ce taux n’est jamais inférieur à 21%.Pour comprendre la suite, nous supposerons que ce taux a été constant, ce qui n’introduit qu’une erreur très faible.
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> La formule (1) montre facilement que 48 mois de 30 euros pour 1000 euros empruntés correspondent quasi exactement à un taux annuel de 21%.
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> Regardons bien en face la formule (1) ; on y lit que R est toujours strictement plus grand que le produit r de t par le capital emprunté. Ce dernier produit est la rente mensuelle perpétuelle que produirait le capital C s’il était prêté éternellement sans que jamais l’emprunteur ne rembourse de capital. L’inégalité R > r signifie que pour espérer rembourser un jour la totalité du capital et des intérêts, il faut absolument avoir R > r. Mais la formule (1) montre que pour un taux donné, R se rapproche indéfiniment de r si on augmente le nombre n d’échéances. Inversement, si on veut que R se rapproche de r, il faut impérativement augmenter n. Si la durée de l’emprunt est n mois, le total remboursé par l’emprunteur est strictement plus grand que nr. Pour avoir nR très grand, il suffira donc de rapprocher R de r, et d’augmenter n. On peut donc théoriquement contraindre l’emprunteur à rembourser au total une somme aussi grande qu’on le désire, en lui diminuant ses mensualités et en augmentant n. Je reconnais qu’il n’est pas aisé de faire comprendre ce phénomène en termes non mathématiques. Nous sommes là devant un problème de limite mathématique, qui est considérablement plus ardu à comprendre qu’un simple problème de calcul fini comme ceux que nous avons déjà rencontrés jusqu’ici. Mais justement, l’histoire de notre emprunteur des 1000 euros va nous aider à comprendre ce qui lui est arrivé quand le prêteur a passé ses échéances à 10 euros, et bien comprendre cette aventure sera un premier grand pas vers la compréhension de cette délicate question de limite mathématique.
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> Nous étions donc au 30 ième mois de remboursement de notre homme, et il apprit, flatté, qu’on le passait de 30 à 10 euros mensuels.Il devait encore (un calcul qui n’a pas sa place ici le montre) le capital restant dû de 466,15 euros. Sachant que le taux annuel restait 21% et qu’il devait désormais rembourser 10 euros mensuels, combien d’échéances lui restait-il à honorer ? pour le déterminer, il suffit d’extraire le nombre n de l’équation (1). Des manipulations élémentaires donnent, à partir de (1) :
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> (1+t)^n= R / (R-Ct), ce qui équivaut, en prenant les logarithmes, à :
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> (2) n = (Log(R) - Log (R-Ct)) / Log(1+t)
>
> Rappelons que t est le taux d’intérêt mensuel. On applique (2) avec R=10 euros, t=(1,21)^(1/12)-1 = 0,016012 et C=466,15. Notons que 10 euros n’était pas choisi au hasard. Il fallait en effet que R soit strictement plus grand que Ct (sinon (2) n’aurait même pas de sens). Or Ct=7,463...., on est donc confortablement dans les clous ! On obtient ainsi n = 86,35.....
>
> Donc notre emprunteur, pour rembourser ces 466,15 euros restant dûs à coups de 10 euros mensuels, aurait encore dû payer pendant environ 86 mois et 10 jours (= sept ans deux mois dix jours). Ce faisant, il aurait remboursé en tout : les 900 euros déjà remboursés les 30 premiers mois, plus 86,35 fois 10 euros, c’est-à-dire plus 863,50 euros.
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> Ainsi en restant à trente euros mensuels, notre ami aurait réglé en tout 1440 euros, mais en bénéficiant du merveilleux cadeau de la direction générale, le total de ses remboursements passait à
>
> 900 + 863,50 euros = 1763,50 euros. Dans le cas initial, le prêteur, avec 1000 euros, n’en produisait que 1440, mais en diminuant des deux tiers les remboursements mensuels à partir du 30 ième mois de remboursement, il en produisait 1763,50.
>
>
> Voilà ce qu’il en coûte de ne pas s’instruire sur les mécanismes des prêts à intérêts !
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> Epilogue de l’exemple 2 (authentique) : j’ai demandé à cet homme s’il acceptait que je m’occupe de son cas. Il accepta. Cela se passait vers décembre 2009. Je lui fis écrire deux lettres, la première simple, la seconde en RAR. Dans la première, l’emprunteur demandait au prêteur de lui communiquer par retour une comptabilité exhaustive au jour le jour de son emprunt depuis le premier jour, avec justification complète des factures d’intérêts établies. Comme prévu, aucune réponse à cette lettre 1. La lettre 2 réitérait la même demande, mais en précisant que faute de recevoir satisfaction sous 15 jours, les mensualités cesseraient d’être payées.
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> Le prêteur n’a jamais répondu ! aujourd’hui en 2012, on attend encore....soyez tranquille, il ne répondra jamais ! il a senti qu’en s’exécutant, les grandes et petites arnaques de sa petite affaire allaient être décelées. Il a donc préféré perdre ses 466,15 euros de capital restant dû que se risquer à fournir cette comptabilité ! ce qui en dit long, très long.....
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> CONCLUSION DE CETTE PARTIE V
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> Tant que notre soi-disant instruction dite publique sera ce qu’elle est, les financiers marrons exploiteront l’ignorance publique. L’imagination de ces financiers est sans limite.
> Aucune révolution ne changera rien à cela, car les révolutions sont faites par des bateleurs sans connaissances sérieuses, obligés de s’en remettre à des ’’experts’’. Comment croire que des ’’experts’’ seront indépendants et s’imposeront aux maîtres de la finance ?
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> C’est pourquoi seule la véritable instruction du public peut changer les choses.
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> Prenez un exemple : notre dette publique que l’on dit abyssale (ce qui est clairement vrai). Son existence ne fait aucun doute, mais son montant, si. Nous venons de voir des exemples édifiants. Imaginez les maires de nos petites et moyennes communes : retraités de la SNCF..... ex-chefs d’associations plus ou moins humanitaires....politiciens professionnels plus ou moins gavés......pontifes de partis politiques de tous bords....administrateurs de ci ou de ça...représentants syndicaux blanchis sous le harnais.....sociologues ou psychologues au long cours....comment voulez-vous qu’ils fassent le poids personnellement ?
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> Il se dit qu’ils se retrouvent aujourd’hui avec deux fois plus de dettes qu’ils n’avaient cru au départ. Ah bon ? ils n’avaient donc pas lu eux-mêmes les contrats ? certains, peut-être, ont été flattés comme l’homme de notre exemple 2, par de fallacieux ’’cadeaux’’ qui, en fait, les crevaient ?
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> Notre gouvernement actuel s’apprête à demander une fois de plus ’’du sang et des larmes ’’ aux français. Comme c’est facile et banal, médiocre ! cette posture masochiste et fière de l’être doit peut-être faire rire aux larmes, en secret, les usuriers de haut vol qui ont berné depuis x temps et le public et ses représentants....fondé d’immenses fortunes sur l’escroquerie financière par petites touches...depuis combien de décennies ?
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> Si le gouvernement voulait réellement travailler pour son peuple, il commanderait une enquête minutieuse, qui prendrait le temps qu’il faudrait, menée sous le direction de hauts scientifiques (mathématiciens essentiellement) pour étudier à la loupe la structure de notre dette, la sincérité et l’honnêteté des contrats. Les résultats de cette enquête risqueraient fort de nous en apprendre de vertes et pas mûres ! et après, après seulement, le gouvernement pourrait en déduire ce qu’il doit faire pour remettre le pays sur la bonne voie....
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> Mais là, on va me dire que je rêve.....oui, je rêve, c’est sans doute vrai....c’est ce qu’il y a de bien dans Reconquista : un site libre où on peut rêver tout éveillé ! merci à son webmestre donc ....
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> Attention, cette conclusion n’est pas le fin de l’histoire ; j’ai encore plein de choses à vous dire, notamment sur le crédit revolving.
